Chirurgien-Dentiste

Vous souhaitez savoir quel est le revenu réel d'un praticien aujourd'hui ? Chez Mediness, nous avons analysé les données du secteur pour comprendre comment évolue le salaire d'un dentiste en France à l'horizon 2026.

En 2026, la rémunération d’un chirurgien-dentiste dépend de nombreux facteurs : mode d’exercice, localisation, expérience, spécialisation, mais aussi organisation du travail et optimisation fiscale.
Contrairement à un salaire fixe classique, les revenus d’un dentiste sont étroitement liés à sa stratégie professionnelle et à ses choix de carrière.

• Dentiste salarié débutant : 3 500 à 7 000 € net par mois

• Dentiste salarié expérimenté : 5 000 à 9 000 € net par mois

• Dentiste salarié fin de carrière : 7 000 à 12 000 € net par mois

• Dentiste libéral collaborateur : 8 000 à 15 000 € net par mois

• Dentiste libéral installé : 10 000 à 25 000 € net par mois

• Orthodontiste : 10 000 à 25 000 € net par mois

• Implantologue : 12 000 à 30 000 € net par mois

    👉🏻 Pour les praticiens souhaitant évaluer concrètement les opportunités disponibles selon leur profil, leur expérience ou leur zone géographique, il est possible de consulter les offres d’emploi pour chirurgiens-dentistes actuellement disponibles.


1. Salaire d’un chirurgien-dentiste libéral

L’exercice libéral regroupe plusieurs réalités, avec des niveaux de responsabilité, de charges et de rentabilité très différents.
La rémunération finale dépend principalement :

  • du chiffre d’affaires généré,
  • du niveau de charges structurelles,
  • du statut juridique et fiscal,
  • et du positionnement du cabinet.

    👉🏻 Avant d’entrer dans le détail des niveaux de rémunération, il peut être utile de revenir sur le périmètre du métier, ses missions, ses compétences clés et ses différents modes d’exercice. Ces éléments sont détaillés dans la fiche métier chirurgien-dentiste, qui permet de mieux comprendre les écarts de revenus observés selon les profils.

1.1 Dentiste libéral en cabinet indépendant

Le praticien gère l’intégralité de son activité : comptabilité, locaux, matériel, personnel, relation patientèle et investissements.
C’est le mode d’exercice offrant le plus fort potentiel de rémunération, mais aussi le plus exposé financièrement, notamment lors des premières années.


À retenir :

  • Charges totales généralement comprises entre 50 % et 60 % du chiffre d’affaires.
  • Forte variabilité selon la localisation, la concurrence et le pouvoir d’achat local.
  • Rentabilité progressive : les débuts sont souvent moins lucratifs en raison des investissements initiaux.
  • Excellent potentiel de revenus une fois la patientèle stabilisée.
  • Possibilité de développer des actes à forte valeur ajoutée (implantologie, esthétique, parodontologie).


Pour qui ?

Les praticiens recherchant une indépendance totale, une maîtrise complète de leur organisation et une optimisation des revenus sur le long terme.

1.2 Dentiste associé minoritaire

Le dentiste détient une part minoritaire du capital de la structure (SELARL, SELAS, SCM…). Il participe aux décisions stratégiques sans assumer seul l’ensemble des risques financiers.


Points clés :

  • Rémunération issue de l’activité clinique, complétée éventuellement par une part des bénéfices.
  • Charges mutualisées et responsabilités partagées.
  • Possibilité d’augmenter progressivement sa participation au capital.

Avantages :

  • Moins de pression financière qu’un titulaire majoritaire.
  • Revenu global souvent supérieur à celui d’un collaborateur libéral.
  • Modèle particulièrement répandu dans les cabinets de groupe.

1.3 Collaboration libérale

Le collaborateur libéral exerce au sein d’un cabinet existant sans supporter les charges fixes (loyer, matériel, personnel).
En contrepartie, il reverse une rétrocession d’honoraires, généralement comprise entre 45 % et 50 %.


Caractéristiques :

  • Aucune gestion administrative ni investissement matériel.
  • Revenu directement lié au flux patient et au taux de rétrocession.
  • Très bon tremplin avant une association ou une installation.
  • Grande flexibilité, mais dépendance à l’organisation du cabinet hôte.


Pour qui ?

Les jeunes dentistes ou les praticiens souhaitant exercer en libéral sans contrainte de gestion.

    👉🏻 Le choix entre exercice libéral et salariat ne repose pas uniquement sur une question de revenus. Il implique également des différences majeures en matière de rythme de travail, de gestion, de responsabilités et de projection à long terme. Ces critères sont analysés en détail dans l’article comment choisir entre centre de santé privé et cabinet libéral.

2. Salaire d’un dentiste salarié

Même sous statut salarié, la rémunération d’un chirurgien-dentiste repose majoritairement sur la production d’actes.
Il s’agit d’un modèle hybride combinant la sécurité du salariat et une rémunération variable liée à l’activité.


Fonctionnement le plus courant :

  • Salaire fixe + variable indexé sur le chiffre d’affaires.
  • Pourcentage généralement compris entre 25 % et 32 % de la production.
  • Le variable représente souvent 70 % à 90 % de la rémunération totale.

Avantages majeurs :

  • Aucune charge professionnelle (matériel, personnel, gestion).
  • Flux patient important et immédiat.
  • CDI, horaires définis, protection sociale renforcée.
  • Environnement structuré, idéal pour débuter ou se perfectionner.

    👉🏻 Pour les praticiens souhaitant comparer concrètement les opportunités disponibles selon leur statut, leur spécialité ou leur localisation, il est possible de consulter les offres d’emploi pour chirurgiens-dentistes actuellement proposées sur le marché.

À savoir :

  • Les protocoles, les horaires et l’organisation sont imposés par la structure.
  • La rémunération peut être très attractive pour les praticiens efficaces et productifs.

3. Rémunération selon les spécialités dentaires

La spécialisation constitue l’un des leviers les plus puissants d’augmentation des revenus.
À volume d’activité équivalent, un dentiste spécialisé peut générer 30 % à 70 % de revenus supplémentaires.


Spécialités les plus rémunératrices :

  • Implantologie : actes chirurgicaux, honoraires élevés, forte demande.
  • Esthétique dentaire : facettes, prothèses haut de gamme, honoraires libres.
  • Orthodontie : plans de traitement longs, revenus réguliers et élevés.
  • Parodontologie : actes techniques à forte valeur ajoutée.


Facteurs déterminants :

  • Niveau d’expertise et formations complémentaires.
  • Investissements technologiques (scanner, CFAO, laser…).
  • Positionnement du cabinet et demande locale.

4. Impact de la localisation et des facteurs régionaux

La rémunération d’un dentiste varie fortement selon :

  • la région géographique,
  • la densité de praticiens,
  • le pouvoir d’achat local,
  • et la typologie de la zone (urbaine, périurbaine, rurale).

Les zones sous-dotées offrent souvent un potentiel de revenus plus élevé grâce à une concurrence réduite, tandis que les grandes villes permettent un volume d’activité important mais plus concurrentiel.

5. Évolution du salaire au cours de la carrière

La carrière d'un chirurgien-dentiste suit généralement une progression nette des revenus, avec des paliers marqués selon l'expérience, le mode d'exercice et les choix stratégiques réalisés.

Salaire dentiste débutant : 3 500 à 7 000€ net par mois

Un dentiste en début de carrière (0 à 3 ans d'expérience) perçoit une rémunération variable selon son mode d'exercice :

En tant que salarié :

3 500 à 4 500€ net par mois dans un cabinet privé, un centre de santé ou une structure mutualiste. Ce statut offre une sécurité financière immédiate, sans gestion administrative ni investissement de départ.

En tant que collaborateur libéral :

4 000 à 7 000€ net par mois, selon le contrat de collaboration (pourcentage sur le chiffre d'affaires généré). Ce mode d'exercice permet de découvrir la pratique libérale tout en limitant les risques financiers.

Les premières années sont généralement dédiées à la montée en compétences cliniques, à la constitution d'un réseau professionnel et à l'acquisition d'une autonomie dans la gestion des cas.

À ce stade, les revenus sont sécurisés mais plafonnés. L'objectif principal reste l'apprentissage et la préparation d'une éventuelle installation.

Salaire dentiste milieu de carrière : 5 000 à 15 000€ net par mois

Entre 3 et 15 ans d'expérience, la rémunération évolue fortement en fonction des choix professionnels :

Association ou installation :

Le praticien qui s'installe ou rejoint un cabinet en tant qu'associé voit son chiffre d'affaires progresser rapidement. Les revenus se situent généralement entre 6 000 et 12 000€ net par mois, selon la localisation, la patientèle et l'organisation du cabinet.

Spécialisation :

Les dentistes qui se forment à l'orthodontie, l'implantologie ou la parodontologie augmentent significativement leurs honoraires et peuvent atteindre 10 000 à 15 000€ net par mois.

Optimisation de l'activité :

À ce stade, les praticiens maîtrisent mieux leur gestion, réduisent leurs charges structurelles et maximisent leur rentabilité horaire.

Salaire dentiste fin de carrière : 7 000 à 25 000€ net par mois

Après 15 ans d'exercice, les dentistes les plus performants atteignent une optimisation maximale de leur activité :

Revenus stabilisés et élevés :

Les praticiens expérimentés bénéficient d'une patientèle fidèle, d'une expertise reconnue et d'une organisation rodée. Les revenus peuvent dépasser 15 000€ net par mois, voire 20 000 à 25 000€ pour les spécialistes ou les cabinets multi-praticiens.

Délégation et transmission :

Certains praticiens réduisent progressivement leur temps de travail tout en maintenant leurs revenus grâce à la délégation de tâches, l'embauche d'assistants ou la préparation de la cession du cabinet.

Patrimoine constitué :

À ce stade, la valeur du cabinet devient un actif patrimonial important, souvent valorisé entre 70% et 100% du chiffre d'affaires annuel.

Principaux leviers d'évolution du salaire

Tout au long de la carrière, plusieurs facteurs permettent d'augmenter significativement ses revenus :

Les formations spécialisées (implantologie, orthodontie, esthétique) permettent de facturer des actes à forte valeur ajoutée.

L'optimisation de l'organisation du cabinet (assistant(e) dentaire, secrétariat, outils numériques) libère du temps clinique et augmente le volume d'actes réalisés.

Le choix du statut juridique et fiscal (BNC, SELARL, SEL) influence directement le revenu net disponible et la pression fiscale.

La montée en gamme des actes proposés (passage d'une activité omnipratique classique vers des soins techniques ou esthétiques) améliore la rentabilité horaire.

L'implantation géographique stratégique dans une zone sous-dotée ou à fort pouvoir d'achat permet de capter une patientèle plus large et de pratiquer des honoraires libres plus élevés.

6. Optimisation fiscale et sociale : un levier clé

À chiffre d’affaires équivalent, deux dentistes peuvent percevoir des revenus nets très différents.
Le choix du statut (BNC, SEL), du mode de rémunération (salaire, dividendes) et de la protection sociale influence directement le revenu final.

Une stratégie d’optimisation bien construite permet :

  • de réduire la pression fiscale,
  • d’optimiser les cotisations sociales,
  • de sécuriser l’avenir (retraite, prévoyance),
  • et d’augmenter significativement le revenu net disponible.

7. Comparaison internationale (aperçu)

À l’échelle européenne, la France se situe dans une fourchette intermédiaire haute en matière de rémunération des dentistes.
Certains pays comme la Suisse ou le Canada affichent des revenus bruts plus élevés, mais avec :

  • des coûts d’installation importants,
  • des charges plus lourdes,
  • et des systèmes de santé différents.

La France reste attractive grâce à :

  • une forte demande de soins,
  • une liberté d’installation,
  • et un fort potentiel d’optimisation en libéral.

Sources des données

Les estimations présentées s’appuient sur :

  • les données de l’Ordre des chirurgiens-dentistes,
  • les études de la DREES et de l’INSEE,
  • des enquêtes de cabinets comptables spécialisés en professions de santé,
  • et des retours terrain de praticiens en exercice.
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